AUJOURD’HUI… JE SERAI
BORDEAUX
Au lieu de chercher à agrandir la pièce, Milim choisit d’en accentuer l’intimité. Un vert profond enveloppe murs, mobilier et rideaux dans un même mouvement, jusqu’à brouiller les limites de l’espace. Dressing et petit salon se confondent alors dans un écrin feutré, ponctué de velours moutarde et d’éclats de chrome.





UNE SCÈNE DANS LA SCÈNE
Pensée à la fois comme un dressing et un petit salon, la pièce joue avec l’idée de représentation. Ici, s’habiller devient déjà une façon de choisir le personnage que l’on sera aujourd’hui. Le décor accompagne ce jeu : le vert sombre légèrement bleuté se prolonge des murs aux rideaux et au mobilier, effaçant presque les contours de la pièce, tandis que le velours moutarde du canapé vient en troubler la monochromie.
Au mur, la photographie semble ouvrir une autre scène. La lumière, les couleurs, l’attitude du personnage font étrangement écho au salon, comme si l’image et la pièce se répondaient. On ne sait plus très bien laquelle prolonge l’autre. Quelques reflets de chrome, des matières profondes et une lumière volontairement contenue achèvent de transformer ce petit espace en un écrin précieux, intime et légèrement théâtral.
