LE BAIN D’ALICE
BORDEAUX
Dans cette petite salle de bain, la rayure prend possession de l’espace, se prolonge sur le mobilier et se démultiplie dans les miroirs. L’ocre mordoré rencontre le rose lilas dans un univers graphique et volontairement décalé, où les proportions se troublent et les objets semblent jouer avec le regard.






PERDRE LE FIL
Tout est parti de quelques assiettes en carton découvertes au Centre Pompidou. Alice, le Lapin blanc et les personnages dessinés par Lewis Carroll ont donné à Milim l’envie d’imaginer une salle de bain comme un petit monde à part : ludique, graphique et légèrement irréel.
La rayure en devient le fil conducteur. Elle court sur les murs, franchit les angles et habille jusqu’aux meubles de rangement tapissés dans son prolongement pour presque disparaître dans le décor. Les miroirs viennent encore brouiller les repères : les lignes se répètent, se croisent et se répondent, rendant parfois difficile de savoir où commence et où finit l’espace.
Dans les toilettes attenantes, une immense suspension en forme de fleur occupe presque tout le plafond. Son échelle volontairement disproportionnée évoque les changements de taille d’Alice et transforme cette toute petite pièce en décor de rêverie.
À cette géométrie très présente répondent quelques détails plus rétro : robinetterie chromée, patères noires, cannage et objets chinés. Le Bain d’Alice joue ainsi avec les échelles, les illusions et les contrastes, dans un espace où Milim s’est permis de faire de la contrainte un terrain de jeu.



