LES LOINTAINS
PARIS
Dans la lumière chaude d’une fin de journée, cette chambre semble garder la trace de voyages lointains. Bois couleur miel, velours bronze et vert jade, murs tabac et matières naturelles accueillent des objets venus d’ailleurs, déposés là au fil des expéditions. L’espace compose le refuge intime d’un voyageur revenu chez lui.







DE RETOUR DE VOYAGE
Pour cette chambre masculine, Milim a imaginé moins un décor qu’un personnage. Celui d’un homme qui aurait glané au fil de ses voyages des objets choisis, des livres, des étoffes et quelques souvenirs dont on ne connaîtrait pas tout à fait l’histoire.
Masques africains, kimono et soieries japonaises côtoient fibres tressées, chapeaux et portraits anciens. Les livres restent au sol, les affaires semblent avoir été déposées plutôt que mises en scène. Un visage peint pose même la question d’une autre histoire : ancêtre, inconnu, souvenir ? Rien n’est vraiment expliqué.
La palette accompagne cette impression de fin de journée. Les tons tabac et les velours assombrissent doucement la pièce tandis que le parquet miel et les fibres naturelles accrochent les derniers rayons du soleil. La soie rencontre le bois sculpté, le raphia et les matières plus brutes. Sur le lit, une couverture épaisse, presque rustique, vient rompre avec l’élégance des suspensions japonisantes et des textiles précieux. Une lampe aux accents seventies introduit un dernier décalage.
Une chambre pensée comme un retour : chaleureuse, silencieuse, un peu désordonnée, où les voyages continuent à vivre dans les objets laissés derrière soi.

